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ORNAMENTUM LIBITUM propose à sept artistes, architectes et designers de réaliser un bibelot par le biais de l’impression 3D. Le matériau utilisé, le gabarit ainsi que le coût de production de l’objet sont similaires à chaque artiste.
Qu’ils soient souvenirs, miniatures, fragments du rĂ©el, objets Ă  usage dispensable ou simples curiositĂ©s, les bibelots sont des monuments Ă  la fois intimes et encombrants. Intimes pour ce que l’on y projette et encombrants par la matière et l’espace qu’ils consomment au regard de leur utilitĂ©. Ces ornements domestiques dont « la valeur ne porte (…) pas Ă©crit sur le front ce qu’elle est » * sont le prĂ©texte Ă  une rĂ©flexion sur le statut de l’objet, son environnement, son autonomie mais aussi sur les potentiels de l’impression 3D, Ă  travers des dĂ©tails qu’elle permet et la chaĂ®ne de production qu’elle modifie.

Formes complices au-delà d’un idéal domestique, l’ensemble de ces aboutis bibelots abolissent l’injonction utilitaire. ORNAMENTUM LIBITUM, des “fatras numériques” à disposer à volonté sur une cheminée pour qui d’aventure possède encore une cheminée.

*Karl Marx, « Le caractère fĂ©tiche de la marchandise et son secret », Le Capital, Tome I.

ORNAMENTUM LIBITUM. Une exposition proposée par KAISERIN EDITIONS et Benjamin Lafore à la Glassbox, Paris.

BENJAMIN LAFORE est architecte, cofondateur du groupe d’architecture La Ville Rayée.
KAISERIN EDITIONS est une maison d’édition indépendante fondée par les graphistes Didier Fitan et Arnaud-Pierre Fourtané.



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